jp Twin Cam 88


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| Sujet: 1515 Marignan Jeu 13 Sep 2007 - 16:15 | |
| Une date connue de tous les écoliers, même des cancres.
Ce qu'on sait moins, c'est qu'elle a débuté le 13 septembre et qu'elle opposa les français aux...
... suisses
Un petit résumé dont l'auteur était probablement français :
François Ier avait alors vingt ans. Descendant assez lointain du premier duc de Milan, il prétendait avoir des droits sur le duché et il voulait les faire reconnaître. Pour se défendre, Milan avait demandé l'aide de régiments suisses. Ceux-ci étaient bien décidés à s'enrichir par le butin. Il leur fallait donc à tout prix la victoire, et ils décidèrent d'attaquer les Français par surprise. François Ier dînait lorsqu'on lui apprit que la bataille était proche ; il abandonna son repas et s'arma aussitôt - ce qui n'était pas une petite affaire : « Il passa, nous dit un témoin, une cotte d'armes bleur d'azur, semée de fleurs de lys, et se coiffa d'un casque surmonté d'une couronne éclatante d'or et de pierreries. » Le premier choc des deux armées fut terrible. « Y eut lourd combat, rapporte le chronique de Jacques de Maillen, de sorte que le roi fut en gros danger de sa personne. » Bayard avait chargé au côté du roi, et à cette occasion on lui prête ce discours adressé à l'ennemi, un discours qui fut assurément, dans la réalité, infiniment plus bref : « Suisses, traîtres et vilains maudits, retournez manger du fromage dans vos montagnes si vous pouvez ! Mais je vous promets que vous n'en aurez pas le loisir ! » Il y eut encore une trentaine de charges effrénées, puis ce fut une mêlée confuse, au milieu d'une poussière étouffante tant qu'il fit jour. Lorsque la nuit tomba, le combat se poursuivit « jusqu'à ce que la lune nous manqua » écrivit alors François à sa mère. « Toute la nuit, nous demeurâmes le cul sur la selle, la lance au poing, l'armet à la tête et nos lansquenets en ordre pour combattre. Nous avons été vingt-huit heures à cheval sans boire ni manger. » Le lendemain, le combat reprit et, afin sans doute de remonter le moral de ses troupes, Bayard aurait encore lancé : « Ils ont trop dormi, il faut aller les réveiller ! » La bataille se prolongea durant toute la matinée, les ducs de Bourbon et d'Alençon ne s'épargnaient pas plus, dit-on, que « sangliers échauffés ». Et ce ne fut que l'arrivée d'un corps de cavalerie vénitienne qui détermina la retraite des Suisses. Ainsi s'acheva la bataille de Marignan qui fut appelée « un combat de géants », nous assure le vieux Trivulce.
Texte trouvé sur
http://www.france-pittoresque.com/ _________________
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