
Hello,
Je ne suis ni écrivain, ni journaliste, ni testeur pour un quelconque « journal » !
mais qui suis-je ?Je veux simplement, vous conter mon vécu.
Petit préliminaire :
Ayez toujours en tête, que je viens de rouler 4 années, sur un sportster XL 1200 R (roadster 2005), a carbu, acheté neuf et stock d’usine hormis les échappements et le pare-brise ; de plus je roule sans passager.
Revendu ce 17 août 09.
Après presque trois mois de recherches, je découvre une annonce proposant un Road King Classic, unique selon l’annonce, année 2008, 105ème anniversaire, couleur bronze/noir, ABS, accusant au compteur seulement 1.1OO Km, stock d’usine (à un prix abordable).
Presque incroyable !
Je prends contact avec le proprio et demande confirmation du contenu de l’annonce.
J’ai bien lu ; donc, je prends rendez-vous pour dès que possible.
Voilà pour le cadre.
Samedi 19/09/09, par une belle matinée ensoleillée, en compagnie d’un ami, je me rends à l’adresse du propriétaire.
Je suis fébrile et impatient, car curieux de voir la bête de près, et constater sa correspondance à l’annonce, mais aussi tâter le proprio.
A l’heure pile convenue, je sonne à la porte d’entrée du proprio, qui immédiatement vient ouvrir.
Présentations faites, je demande à voir la machine (fébrilité quand tu nous tiens).
Le proprio ouvre la porte du garage (garage où l’on pourrait ne garer qu’une seule voiture), et là … ben je vois rien … ou plutôt, je vois une tondeuse tracteur, une vespa, une japonaise (moto), un ou deux petits meubles, quelques autres bricoles, et dans le fond une énorme bâche, mais pas de RK visible.
Le proprio s’excuse, il doit faire un peu de place, car il se trouve en phase de déménagement. Cela étant fait, il soulève la bâche, et là, stupéfaction un Road King flambant neuf. Il correspond à l’annonce, j’ajouterais qu’il est motorisé par le moteur cubic 96 – 1600 cc, boîte à 6 vitesses.
Le proprio, sort l’engin en marche arrière ; durant ce temps, je ne peux en détacher mon regard, et mon cœur bas la chamade. Mais qu’est ce qu’elle est belle, on la dirait sortie à l’instant de l’usine.
Au soleil, c’est encore mieux elle brille de mille feux, ses nombreux chromes, sa couleur métallisée, et ses nombreux reflets dans le pare-brise. Bref, je suis comme un gosse devant l’illumination de son premier sapin de noël.
Je vous passerai toutes les innombrables questions posées au proprio, durant le temps ou j’examinais chaque partie de la moto, tantôt debout, tantôt accroupi, tantôt à genoux et même à quatre pattes. J’ai rien trouvé à y redire.
J’en ai profité pour comparer le numéro de chassis entre celui inscrit sur le carnet d’immatriculation et le chassis moto. Ok tout clope.
En plus elle est « nickel chrome » dans ma tête me dis-je.
Au proprio je dis simplement après examen : « oui ! … elle est propre » (dans le sens elle est correcte). Car, il me fallait encore négocier.
Négociation : pas moyen ; le prix plancher, pour une machine somme toute quasi neuve et impeccable, n’était pas négociable, mais me convenait dès le départ. Ne faut il pas toujours essayer ?
C’est ensuite que je demande à monter sur la machine.
Sans problème je lève la jambe droite, et me voilà chevauchant la bête. Immédiatement elle me parait encore plus grosse, plus lourde, plus incroyable (est-ce bien la moto qu’il me faut ?). Ben oui, n’ayant pas peur de le dire. La regarder est une chose, la monter en est une autre.
Opération suivante, la soulever de sa béquille, et la tenir en équilibre entre les jambes. Je saisi fermement le guidon, place la roue avant en ligne droite, et d’un coup je la redresse tout en veillant à ne pas basculer de l’autre côté. Opération réussie. Le poids est bien là, mais aussi l’équilibre des masses car elle tient facilement. J’ai aussi les pieds bien à plat au sol (ma taille étant de 1,73 m) ; je m’assied, et là j’ai toujours les deux pieds bien à plat ; je me sens confortablement assis, et je peux voir au-dessus du pare-brise.
Moment de concentration intense : je retire la béquille, avec facilité ; contrairement au moment où je veux la remettre, car il me faut d’abord la chercher du regard, ensuite bien l’accrocher au pied sans quoi elle remonte immédiatement à sa place ; je fini, par la pousser bien en avant (jambe très tendue), mais est-elle bien mise. Le proprio confirme elle est dans l’encoche. Je dépose la moto sur la béquille, puis retient fermement la moto car celle-ci avançait. A nouveau le proprio confirme c’est normal, tout va bien. Va falloir que je m’habitue à cette béquille.
Ouf, voici la moto remise, en position de stationnement. Etrangement j’ai déjà chaud, et ce n’est pourtant pas la première fois que je débéquille et béquille une moto.
Le proprio expliquera ensuite, que la béquille déployée se positionne dans une fourchette, qui la bloque, et permet même de stationner la moto dans une descente en toute sécurité (+1).
Du coup, j’en oublie l’essai et propose au proprio de passer au remplissage des documents pour la vente. En effet, j’oubliais et c’est lui qui me le propose.
Ok, passons à l’action.
D’abord, je vais me changer, pantalon cuir, veste d’été, casque, gants (j’aime mieux rouler protégé, chacun ses goûts en la matière).
J’examine toutes les commandes au guidon. Je connais, sauf le cruiz-contrôle qui de toute façon je n’utiliserai pas pour le moment. Tout fonctionne, donc OK.
Première surprise, le klaxon, ce n’est pas celui d’une mobylette comme sur mon 1200, mais un vrai klaxon moto (+1).
Mise en route de la machine, et explication du système d’alarme, et du fonctionnement de la moto sans clé (totalement différend du sportster) ; surprenant, mais agréable je trouve.
Explications des voyants lumineux.
Coup de démarreur, et un grand « glong sonore » résonne dans le moteur, immédiatement suivi de la mise en route du moteur. A oui, ici c’est l’injection, donc pas de chocke, pas de robinet à essence, ça fait un peu bizarre, mais c’est ça la « technique injectée ». Et au passage pour info, la poignée de gaz est électronique et n’a pas de câble de gaz.
Nouveau moment de concentration intense : je remonte sur la machine, je déquille, je soulève, je cherche le levier de vitesse au pied gauche, j’embraye de la main gauche, j’enclenche la première (avec le petit glong habituel HD), je relâche progressivement l’embrayage progressivement et petit coup de gaz, le moteur accélère mais rien encore ne bouge, il faudra presque relâcher totalement l’embrayage et là petite poussée de la machine et déjà nous roulons. Par précaution, je fais les premiers 20 mètres, au ralenti, les deux pieds prêts à prendre appui. Mais tout va bien, et déjà il faut passer la seconde.
Cela dit en passant, je n’ai pas l’habitude de cette position des pieds avancés, car avant sur mon sporty mes pieds se trouvaient en position centrale. Il faudra donc que je m’habitue à cette nouvelle position.
L’endroit est calme, la route en bon état et droite ; donc deuxième, troisième, quatrième (plutôt sur le couple, que sur les tours bien entendu).
Mais à l’horizon le 1er rond point se profil; descende de vitesse, troisième, deuxième, et arrêt complet pour laisser passer trois ou quatre caisseux. Oh là, les freins avant sont mordant, car l’effort sur la poignée est moindre que sur le sportster et l’effet s’en fait ressentir plus rapidement (+1).
De nouveau totale concentration, car il va falloir virer dans le rond-point tout en redémarrant (figure classique de nos jours, mais avec une machine qu’on ne connaît pas …). Donc, redémarrage en première, tout en virant à gauche pour effectuer un 360 degré via le rond-point, sans se laisser embarquer dans le virage, voilà ce qui ce passe dans votre tête. Mais, à ce moment intervient votre expérience, votre ressenti, et hop, le rond-point est passé sans incident et déjà presque oublié. Personnellement, je n’ai pas trouvé que la moto tombait, si ce n’est qu’au moment où vous coupez complètement les gaz ; donc pour moi, un petit filet de gaz, et ou un petit coup de guidon, et l’équilibre est gardé, mais cela se fait sans trop réfléchir et surtout par réflexe.
Chemin du retour, mais cette fois je monte les vitesse avec le bras arrière du levier de vitesse (donc en appuyant du talon) à nouveau deuxième, troisième, quatrième (que cette boîte est souple) ; je ne suis pas habitué à cette façon de faire, et j’ai l’impression qu’en levant ainsi le talon et en appuyant sur un tel levier, forcément les vitesses doivent passer, il va falloir que je m’habitue, mais plus tard.
Arrivée chez le proprio (attention on te regarde « Goupil ») freinage en douceur, stabilisation de la machine, point mort, étendre la béquille (à nouveaux quelques difficultés), poser la moto, couper le moteur, descendre.
Ouf, tout c’est bien passé mais j’ai chaud.
Devant un bon café, nous réglons l’achat.
Constat le proprio n’a pas de mode d’emploi de la machine (-1), et ne s’est jamais inquiété de la pression des amortos arrière (-1) ; mais pour le reste tout est OK.
Voilà, je suis maintenant propriétaire de la machine, et heureux comme un gosse devant son nouveau jouet. Oui mais, plus l’on vieilli, plus les jouets sont chers !
Petite pose, avant de partir, je dois changer de plaque d’immatriculation.
Ben la suite, il me faut rentrer avec la belle à travers la circulation du jour, de LIEGE vers WAVRE. Première pompe à essence, je dois m’arrêter pour faire le plein et vérifier la pression des pneus. Avec attention je rempli le réservoir « d’essence 95 » sachant que l’entrée du réservoir est très étroite (-1).
Je me rends à la station de gonflage, et là galère (-2). Il faut positionner la valve du pneu AV vers le bas, donc marcher avec la moto jusqu’à ce que. Ensuite, il faut deux mains pour enfiler le bout du gonfleur sur la dite valve (à cause du petit espace restant entre les deux freins à disque et la jante). Il faut repositionner la valve du pneu AR vers le bas, et donc à nouveau marcher avec la moto, pour ensuite à genoux (voir à quatre pattes), côté gauche, il faut deux mains pour enfiler le bout du gonfleur sur la dite valve (à cause du petit espace restant entre le freins à disque et la jante, et la gêne des sacoches AR). Comme déjà dit, n’ayant pas reçu de mode d’emploi, à tout hasard je gonfle à 2.1 AV et à 2.5 AR.. La pression des amortos AR est laissée telle que, vu que je ne possède pas la bonne pompe.
Ceci étant fait, je reprends avec prudence la route. Deux kilomètres avant la prise de l’autoroute ; 71 Km d’autoroute jusque NAMUR ; où je décide de sortir, pour reprendre la N4 NAMUR/BELGRADE/GEMBLOUX/WAVRE ; soit un itinéraire techniquement jouable ; dont 112 Km au total.
Peu après la sortie d’autoroute, premier petit bouchon. Goupil on se calme, tu fais la queue comme tout le monde, il faut t’habituer, t’es pas sur ton sportster. C’est ainsi, je fais mes premiers tests d’équilibre, en avançant au pas les deux pieds sur les marches pieds, jouant un peu des gaz et de l’embrayage quant nécessaire. Par rapport au sporty, il faut moins jouer de l’embrayage, mais je n’ai pas encore l’équilibre d’endurance. Cela viendra avec le temps.
Sur ce parcours, j’approuve le confort de la selle et son blocage des fesses (reins) ; le confort en général de la moto (sauf à revoir la pression des pneus et des amortos AR – voir ci-dessus) la souplesse et le couple du moteur ; le moelleux de la boîte de vitesse ; l’efficacité des freins AV et AR (je n’ai pas eu à faire un gros freinage) ; la puissance du klaxon ; le maniement de la moto en roulant ; le témoin « chiffre 6 vert » sur le compteur indiquant que vous roulez en 6ème ; la jauge à essence (à voir si elle indique juste) et le compteur digital « r(este) km à parcourir (voir également s’il indique juste) ; les repose-pieds (planchettes) qui permettent plusieurs positions de pieds tout en roulant ;
Sur ce parcours, je déplore le poids de la moto dans les manœuvres (ok, c’est connu avant l’achat = 350 Kg), et à l’enlèvement de la béquille ; les remous (dû au pare-brise) mais qui ne repoussent pas la tête en arrière) ; pour moi le guidon est un peu trop en avant (morphologie personnelle sans doute) ; le moteur lorsqu’on se trouve à l’arrêt, semble chauffer plus que celui du sporty (intérieur et dessous des cuisses) ; l’emplacement du compteur et des témoins sur le réservoir essence, demandant de quitter la route du regard ; l’interrupteur des feux passings (côté droit) obligeant de lâcher les gaz pour le manipuler, et de plus aucun témoin n’indique qu’ils sont en fonctionnement ; les reflets dans le pare-brise de toutes les brillances de la moto (chromes, peinture ..) y projetant un jeu de lumière incroyable lorsque le soleil est latéral, mais vu que je regarde au-dessus du pare-brise no problémos, quoique dans les bouchons on aurait tendance à regarder plus bas !...
Finalement, j’aurais bien été dormir la première nuit, dans le garage à côté de la belle, histoire qu’elle ne se sente pas perdue dans son nouvel environnement.
A défaut, j’en ai rêvé.
Le lendemain, je lui donnais son premier bain avant son petit tour dominical.
Voilà, pour mon premier contact, et malgré les points négatifs ci-dessus, j’en suis très content et je pense avoir trouvé la moto qui me procurera du bonheur, même aux vitesses réglos, que j’ai tendance à vouloir respecter de plus en plus, même si c’est chiant.
Il me reste un peu moins de 600 Km avant de faire effectuer le 1er entretien, si vous le voulez, et selon la demande, je referai un petit topo à ce moment.
Maintenant, je vais penser à vous mettre des tofs, dans la bonne rubrique évidemment.
